Lundi 8 septembre 2008

 

 Dieu est brésilien??

 

Depuis la création de ce blog , il y a déjà plus de 4 mois j’ai écrit plusieurs dizaines d’articles sur le Brésil, ce pays dont je suis tombé « raide dingue » mais pour l’instant j’ai quasiment oublié (ou évité) de traiter de religiosité brésilienne …Un premier constat elle est partout…religiosité, spiritualité, croyances, rituels, superstitions…sans vouloir tout mélanger le Brésil est fortement marqué par la religiosité…mais ce n’est pas du ressort du privé comme nous en France…Il peut arriver que le président de la république parle de dieu comme d’un allié à sa politique, c’est plus qu’un tic de langage, « vai com deus » ou « se deus quiser » (si dieu le veut) sont évidemment des ponctuations de phrases mais elles montrent aussi tout le respect que ce peuple a vis à vis de Dieu et l’idée de Dieu…

Avant de rentrer sur un terrain de foot, le signe de croix est quasiment de rigueur…

Mais dieu est partout…Coluche disait « Dieu c’est comme le sucre dans le lait chaud : il est partout et on ne le voit pas et plus on le cherche moins on le trouve »

En janvier 2005, j’étais au forum social mondial a Porto Alegre et un concert géant avec notamment Gilberto Gil 100000 personnes sur une prairie au soleil couchant…les 5 ou 6 français qui étaient avec moi avaient choisi d’aller au restaurant…et moi j’avais décidé de rester au concert….un grand gars d’un groupe catholique viens me voir et me dit « ne reste pas seul viens avec nous… » alors j’ai dansé (essayé) avec une deux trois fille du groupe auxquelles il m’avait présenté ne disant c’est un ami français…puis je danse avec la « chef » qui me dit en dansant et dans un bruit très fort « tu sens la présence de Dieu parmi nous »  je reste très évasif…elle insiste, « tu ne vois pas ce que Dieu nous apporte » et là je lui dit « dans mon pays nous n’avons pas le même rapport à Dieu… » elle s’est arrêté de dansé et a dit « mais mais vous n’êtes pas brésilien ??? jamais je n’aurais osé vous parler ainsi si je l’avais su…. »…

 

Donc les brésiliens sont très fortement marqués par la religion, et ce qui est intéressant c’est aussi de voir ce que les trois piliers, les trois origines brésiliennes ont apporté : les indiens, les européens et les africains…bien sûr dans le cadre du colonialisme les européens ont dominé l’éducation religieuse, ont imposé (parfois de manière peu pacifique) leurs croyances…mais les autres composantes du Brésil ne se sont pas laissé écraser complètement…mais si on sent bien que la religion catholique a bénéficié d’apports c’est difficile de les quantifier vraiment… Par exemple il est de tradition de nouer au poignet un petit ruban de tissu  "lembrança do senhor do bomfim" …ce bracelet vous porte bonheur et le ou les vœux que vous faites en faisant les trois nœuds se réalise(nt) le jour où le bracelet cède (parfois trois ans après…)…mais franchement à part qu’à l’origine le ruban fait la taille des bras de la statue en argent du Christ exposée dans une magnifique église baroque (Bomfim), le lien avec l’église catholique….reste à définir..

 

Ce qui est plus inquiétant aujourd’hui est le développement des sectes…pas seulement parce que ça enlève des parts de marché à l’église catholique qui …comme le disent les guignols en France…est un allié assez fidèle de la « world compagnie » à l’échelle mondiale, malgré des spécificité latino américaines depuis près de 50 ans (église plus sociale, plus à l'écoute des pauvres..) mais les sectes sont inquiétantes parce qu’elle mobilisent des énergies dont le développement du pays a besoin….des belles et rutilantes églises impressionnantes presque jusqu’au délire…une trône à Salvador en face d’un grand shopping : comme si l’un et l’autre se défient, pour la suprématie sur les porte-monnaies et sur les âmes….

 

Bref…pour bien comprendre le Brésil il faut comprendre les pratiques religieuses, le rapport à Dieu…mais ce n’est pas facile pour nous français qui vivons dans un pays laïc...même si le Pape vient ce week-end en France pour proposer de "renouer avec la liturgie traditionnelle" …mais c’est indispensable…

 

Par ronan - Communauté : Brésil
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Jeudi 4 septembre 2008
Voilà le mail qu'un lecteur m'a envoyé avec de belles fotos (je n'en mets que 2 ici mais je garde les autres pour d'autres articles...) il semble que l'orientation de la côte sur ce cap permets de voir le soleil "tomber" dans la mer....magnifique....merci Robbi


Suite à votre appel de photos de couché de soleil sur le forum de abc-latina je vous envoie ces quelques clichés pris a Arraial do Cabo (150kms de RIO sur la costa do sol). Le coin est connu pour ses eaux cristalines, quelquefois gelées et son soleil présent tout l'année. Si vous avez l'occasion d'y passer vous aprécierez. J'y ai également joint quelques photos des criques de sables blancs qui la bordent. A la différence des iles paradisiaques des Seychelles ce lieu est accessible à toutes les bourses et toutes les classes de Brésilien (25reals le trajet RIO-Arraial , 70 real la nuit en pousada).
 Até mais
 
Robbi
Par ronan - Communauté : Brésil
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Samedi 30 août 2008
Pour nous européens ce qui est vraiment formidable dans les boissons fortes au Brésil c'est évidemment la capirinha....Cachaça alcool de canne assez "doux" (adoçada c'est écrit dessus) à 40 ° avec du citron vert pilé, écrasé avec la peau dans un pilon...,  du sucre et de la glace pilée...je ne donne pas ici la recette exacte, il faut y aller sur place et même dans les bistrots chics brésiliens de Paris vous ne trouverez pas de très bonnes caipirinhas.... (dire caypirigna) cette caipirinha peut-être faite avec d'autres fruits, (en particulier les fraises c'est délicieux) je n'ai pas aimé celle avec le fruit de la noix de cajou (caja je crois) trop amer pour moi, mais en général c'est bon...Mais figurez vous que les brésiliens de là -bas font un peu les "fines bouches", les snobs si j'ose dire, ils préfèrent prendre les mêmes recettes avec d'autres alcools, disant par exemple que la vodka est moins forte...rire...ça devient donc de la caipiroska ou même caipivodka...en gros la caipirinha serait pour les paysans ou les touristes...mais c'est surement une question de mode...ça reviendra...la caipirinha c'est tellement bon, bien meilleur que le mojito cubain ou le ti punch antillais... (ne dites pas que je suis partisan...pour une fois ce n'est pas vrai) ah j'oubliais vous pouvez aussi boire lacachaça comme un digestif, ou en trou "normand" mais ça devient beaucoup moins facile à avaler...c'est même parfois offert avec le café...tiens je n'ai pas encore parlé du café...dans un prochain article...
Par ronan - Communauté : Brésil
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Lundi 25 août 2008

Vous ne me verrez pas souvent citer Le Figaro dans ces colonnes...rire...certains lecteurs n'apprendont rien mais ça regroupe un certain nombre de connaissances indispensables...

Le Brésil fête les cinquante ans de la bossa-nova

Lamia Oualalou
22/08/2008
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Joao Gilberto (ici, lors d'un concert à Sao Paulo en août 2008) a interprété, en 1958, Chega de saudade, le premier morceau de bossa-nova qui s'est vendu à des milliers d'exemplaires.
Joao Gilberto (ici, lors d'un concert à Sao Paulo en août 2008) a interprété, en 1958, Chega de saudade, le premier morceau de bossa-nova qui s'est vendu à des milliers d'exemplaires. Crédits photo : AFP

Pour célébrer l'anniversaire de ce genre musical né en 1958 à Ipanema, Rio de Janeiro l'a déclaré patrimoine national.

Rio de Janeiro

La scène se passe dans un studio musical de Sao Paulo, au cœur de l'hiver austral. Alvaro Ramos, directeur des ventes de Lojas Assumpçao, alors premier distributeur de disques du Brésil, reçoit une équipe venue de Rio de Janeiro lui faire écouter le 78-tours d'un nouveau venu. La chanson, intitulée Chega de saudade est écrite par le duo Vinicius de Moraes- Antonio Carlos Jobim et chantée par un certain Joao Gilberto. C'est la voix de ce dernier, intimiste, minimaliste, qui fait sursauter le patron : «Pourquoi vous enregistrez des chanteurs enrhumés ?», proteste-t-il. Les stars brésiliennes sont alors réputées pour leur coffre, leur timbre de baryton, leur souffle. Alvaro Ramos n'est pas le seul à rechigner. À l'écoute de la chanson d'une minute cinquante-neuf secondes, un autre conclut : «C'est le genre de merde que Rio nous envoie.»

Les producteurs de Joao Gilberto croient à leur affaire, et ils savent qu'une musique, même inventée à Rio de Janeiro, doit être adoubée par la capitale économique du pays pour se faire une place. L'enregistrement du disque a coûté cher : Joao Gilberto a tenu à avoir un micro pour lui, et un autre pour la guitare, un caprice inimaginable à l'époque. L'effort ne sera pas vain : à peine installé dans les bacs, le 78-tours s'arrache. Quinze mille exemplaires d'août à décembre 1958, plus de 35 000 au premier trimestre 1959. Pour l'époque, c'est considérable.

 

Joao Gilberto, Tom Jobim et Vinicius de Moraes

 

La bossa-nova est née. En quelques années, elle transforme des musiciens reconnus en stars mondiales : Joao Gilberto, Vinicius de Moraes, Antonio Carlos Jobim, que tout le monde appelle Tom Jobim, mais aussi Carlos Lyra, Luiz Bonfa et bien d'autres. Cinquante ans plus tard, ses adeptes sont résolus à rappeler que 1958 n'est pas seulement l'année de la première victoire du Brésil en Coupe du monde. «La forme définitive de la bossa-nova est née en 1958, mais elle se cherchait depuis des années», raconte Carlos Alberto Afonso, qui dirige une des plus belles librairies musicale de Rio de Janeiro, la Toca de Vinicius, à Ipanema. Plus qu'une boutique, c'est un véritable temple à la bossa-nova que cet ancien professeur de théorie littéraire a monté avec un petit musée au premier étage. Ouvert à tous (en travaux, il rouvrira fin septembre), il contient plus de 500 pièces uniques, dont l'original du premier enregistrement de bossa-nova.

Mais Afonso ne classerait pas Vinicius parmi les inventeurs qui ont bousculé la musique brésilienne. «Carlos Lyra, avec Maria do Maranhao, ça, c'est de l'innovation, ou encore Roberto Bôscoli», s'exclame-t-il. S'il chérit Vinicius, c'est pour son irrévérence. Le poète chanteur était aussi diplomate, plus connu pour ses soirées au whisky que pour sa capacité à représenter le Brésil, jusqu'à être expulsé par la dictature militaire, lasse des pitreries du saltimbanque. À la fin de sa vie, il présentait son ultime compagne, Gilda ­Mattoso, sa cadette de quarante ans, de cette façon : «Gilda, ma ­veuve.»

 

De New York à Paris

 

Née dans les appartements d'Ipanema, une des plages chics de Rio de Janeiro, la bossa-nova impose son rythme particulier, la syncope, piochant dans la samba, le jazz, mais aussi Debussy, Ravel, Villa-Lobos. D'où le nom, bossa nova, littéralement «nouveau style». À l'époque, elle apparaît comme une réaction au succès du boléro et de la samba du carnaval. Pour la première fois, de jeunes Blancs des quartiers aisés se réapproprient la musique, jusqu'alors le seul domaine (avec le sport) dans lequel la prédominance des Noirs et des Métis était admise.

Le phénomène prend d'autant plus d'ampleur qu'il est reconnu à l'étranger. En 1959, le film Orfeu Negro tourné dans les favelas de Rio par le cinéaste français Marcel Camus remporte la palme d'or du Festival de Cannes et un oscar. Plus que l'intrigue, c'est la musique qui fascine, en particulier une des chansons, Felicidade. En 1962, c'est la consécration. Le Carnegie Hall de New York réunit Tom Jobim, Joao Gilberto, Sergio Mendes, Carlos Lyra et Luiz Bonfa, et bien d'autres. Les musiciens de jazz américains s'en inspirent. En 1963, le saxophoniste Stan Getz se joint au duo Joao et Astrud ­Gilberto, pour faire d'une chanson, Garota de Ipanema, un succès­ planétaire.

Fêtée de New York à Paris, la bossa-nova symbolise, pour la classe moyenne blanche brésilienne, son intégration dans le «premier monde», celui des riches et des puissants. En restant cantonnée à ce bastion, la bossa-nova s'est condamnée à n'être plus que l'ombre d'elle-même au Brésil. Certes, la ville de Rio de Janeiro vient de la déclarer patrimoine national, et des dizaines de musiciens la jouent ici et là, «mais c'est toujours dans les mêmes quartiers : Ipanema, Leblon, Copacabana, les plages chics de Rio», se désole Carlos Alberto Afonso, qui rêve de faire connaître la bossa dans toutes les écoles publiques. «Il faudrait un concert dans le Maracana, le stade de football mythique, symbole des classes populaires, mais personne ne veut financer cela», lâche-t-il.

En attendant, le rythme bohème des plages cariocas est délogé par la musique venue des "bas-fonds". Le 31 décembre dernier, deux millions de personnes de la classe moyenne se sont déhanchées toute la nuit sur la plage de Copacabana au rythme du funk des favelas.

Par ronan - Communauté : Brésil
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Lundi 25 août 2008
Je dois dire que j'adore les couchers de soleil...et justement au Brésil c'est un problème...rire...

Vous avez vu il y a une semaine j'ai craqué et je vous ai montré ici des photos de la Bretagne (en particulier le lever de soleil sur le port de Camaret) . Mais en Bretagne vous pouvez voir en de multiples endroits le coucher de soleil sur la mer (les mauvaises langues diront "s'il n'y a pas trop de nuages") Mais au Brésil le culte du soleil et de son coucher  est encore plus fort, presque tout le monde adore ça...mais à ma connaissance il y a très peu d'endroits au Brésil où il est possible de voir le soleil tomber dans la mer (compte tenu de l'orientation plein est sur l'océan c'est "logique")...

je lisais un roman où un endroit de Rio était décrit comme tel, j'ai assisté à des scènes de liesse sur la plage de Porto da barra à Salvador ou plusieurs centaines de personnes attendent le coucher de soleil et à la fin applaudisssent et crient mais celui-ci ne se couche pas dans la mer mais sur la baie (de tous les saints) et au fond sur l'Ile d'Itaparica (spectacle qui vaut vraiment la peine tant sur la plage que le coucher de soleil), à Porto Alegre aussi les gens attendaient le coucher de soleil sur la lagune... ...
mais en réalité je n'ai pas encore vu de vrai coucher de soleil sur la mer...ce n'est pas forcément plus mal , ça donne une petite prime aux lève-tôt on profite ainsi d'un magnifique lever de soleil sur la mer... Si vous connaissez des endroits "spéciaux" pour voir le coucher du soleil dites le moi... 
Par ronan - Communauté : Brésil
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Mercredi 20 août 2008
j'ai déjà publié un article sur les boissons sans alcool et plusieurs lecteurs m'ont bien précisé la différence entre lait de coco et eau de coco....merci.. J'ai déjà dit quelques mots sur le rapport des brésiliens avec le vin...j'y reviendrai...

Mais la première chose qui frapppe quand on arrive au Brésil c'est la quantité de bière que ce peuple peut boire sans d'ailleurs qu'en général (évidemment il y a des exceptions) les gens ne soient trop saouls.
Ce qui frappe d'abord ce sont les tailles des contenant 600 ml pour les bières standard. Vous pouvez en prendre une pour deux mais en général chacun prends d'emblée la sienne...
On se rend parfois compte des quantités...par exemple à la plage, à Salvador d a Bahia, j'ai vu deux jeunes femmes "très bien" boire 3 litres de biere chacune en 3 heures...je ne dis pas ça par voyeurisme mais pour simplifier les comptes ils laissaient les bouteilles vides des client(e)s sous la table....10 bouteilles à 2 = 3 litres chacune... 
Donc vraiment si vous ne savez pas quoi boire au Brésil prennez une bière il y a 4 ou 5 grandes marques vedettes un peu différentes dans chaque région mais elles valent toutes la peine....Bon marché c'est vraiment la boisson la plus universelle, celle qui transcende le mieux les clivages sociaux..tout le monde peut avoir envie de boire une bière....
Pour se défendre des quantités bues les brésiliens disent en général "mais ici la bière est plus légère qu'en europe". Peut-être y a-t-il une confusion sur la nature du mot "légère"  puisqu'au goût c'est vrai que c'est frais et agréable mais au degré d'alcool c'est très proche de la France entre 4, 5 et 5,5°...
Et en plus, pour parachever le tout, ils ont même organisé dans une copire d'une ville bavaroise (Blumenau) une copie de la fête de la bière de Munich "la 2ème plus grande fête de la bière du monde" disent-ils, je n'ai pas encore testé cette ambiance...peut-être que vous vous l'avez fait???

Par ronan
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Mercredi 20 août 2008

Juste pour vous montrer que je ne suis pas (totalement) "mono maniaque" des photos magnifiques d'un des plus beaux endroits de la planète (et oui).


Situé dans la presqu'île de Crozon, ce "port courbe" est ancré au fond d'une anse presque entièrement fermée par une digue naturelle baptisée le "Sillon".

Après s'être d'abord developpé comme port sardinier, Camaret-sur-Mer s'est  spécialisé dans la langouste jusque dans les années 1980. A cette époque Camaret ressent la "guerre de la langouste" qui se déroule au large de l'Irlande et du Portugal. De nombreux langoustiers sont alors obligés de se reconvertir face à la concurrence de marins mieux équipés et mieux organisés.

En mai 1801, la rade de Camaret fut le théatre des premiers essais d'un sous-marin qui pouvait embarquer quatre personnes sous l'eau durant six heures. Robert Fulton, l'ingénieur américain le baptisa Nautilus près de 70 ans avant 20 000 lieue sous les mers. Il devait être capable d'aller fixer des charges explosives sous la coque des navires ennemis. Bonaparte, alors 1er consul, ne fut pas convaincu. Fulton rentra aux Etats-Unis, son invention sous le bras.
(Sources : - Bretagne, Voyager pratique; Michelin; 2008
- Bretagne; Guide bleu; Hachette; 1991)





Par ronan
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Samedi 16 août 2008
En général le Brésil et la France se confrontent au football et regardent les Etats-Unis et l'Australie se partager les médailles du sprint de la natation...Et ce matin nous avons eu le bonheur de voir en même temps la première médaille d'or brésilienne de ces jeux et dans tous les foyers français écouter avec la joie de cette belle image l'hymne brésilien!! Quand je pense que certains disent que les brésiliens et français n'aiment pas  se lèver tôt!!!! ils ont réalisé leur performance vers 10 h là bas, ce uqi les a fait se lever à 6h!!!
J'imagine qu'au Brésil c'est pareil, le drapeau ouro e verde encadré de deux drapeux français ne peut que faire plaisir aux francophiles...profitons en ce n'est pas si souvent ....
Vainqueur du 50 m, le Brésilien Cielo Filho fond en larmes sur le podium, réconforté par Leveaux, deuxième, et Bernard, troisième, le 16 août à Pékin. | AP/Mark Baker
AP/Mark Baker
Vainqueur du 50 m, le Brésilien Cielo Filho fond en larmes sur le podium, réconforté par Leveaux, deuxième, et Bernard, troisième, le 16 août à Pékin.


le monde seul journal à faire parler Cielo :
Très ému, le nouveau champion olympique Brésilien Cesar Cielo Filho a éclaté en sanglots à l'arrivée puis sur le podium, trouvant alors du réconfort dans les grands bras d'Alain Bernard. Avant de craquer à nouveau en conférence de presse. "J'ai fait de mon mieux. Je savais que les autres en voulaient autant que moi, mais j'ai de la chance, le soleil a brillé sur moi aujourd'hui (...) Je veux féliciter les nageurs qui étaient à mes côtés dans l'eau pour leur fair-play, pour leur course. Ils sont venus me féliciter tout de suite après la course, c'était merveilleux (Cielo fond en larmes). C'est le but de toute ma vie, vraiment c'est trop d'émotion", a commenté le jeune nageur originaire de l'Etat de Sao Paulo. "Le 50 m réserve toujours des surprises. On ne peut jamais rien prévoir à l'avance. Aujourd'hui, c'était ma journée, j'ai triomphé. J'ai bien débuté la course et j'ai remporté l'or. Ca fait très longtemps que j'en rêve."

Le Brésilien Cielo en pleure de joie, il remporte le 50m nage libre devant les Français Leveaux et Bernard, ici au second plan, le 16 août à Pékin.
AFP/TIMOTHY CLARY
Par ronan - Communauté : Brésil
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Jeudi 14 août 2008

Même si la consommation de vin au Brésil reste faible (2 litres en moyenne par habitant et par an) elle est en constante augmentation en volume global et par habitant depuis des années...en 10 ans elle aurait augmenté de 40%!!!
Cette augmentation de la quantité de vin bû au Brésil se porte essentiellement sur les vins d'amérique latine : Argentine et Chili (et c'est normal pour des raisons de proximité et aussi de rêgles fiscales plus favorables ) et le doublement en 10 ans des surfaces plantées au Brésil lui même, mais les vins français ne savent pas assez se vendre : alors que chaque année plus de 6000 exploitations viticoles ferment en France, que des dizaines de milliers d'hectares sont arrachés dans un plan de 4 ans, les vins français s'améliorent et méritent de sortir de leur image de vins fins trop chers pour l'exportation et trop chers en rapport qualité prix...
Vous me direz "mais c'est loin le Brésil" certes c'est loin mais alors pourquoi les vins italiens et portugais sont devant les vins français là-bas?? Grâce à l'organisation du marché?? parce que de nombreux Brésiliens sont d'origine italienne ou portugaise...oui mais ça ne suffit pas comme explication ...
Les vins français sont abordables, il en existe de bonne qualité à des prix raisonnables (à condition d'"éduquer" et de respecter le consommateur brésilien), les grandes firmes françaises sont très présentes au Brésil et y contrôlent environ 80 % de la grande distribution....La France a une image de qualité et de raffinement dont tous les produits français peuvent bénéficier...et l'année 2009 est l'année de la France au Brésil....autant de raison de créer avec des amis un nouveau site internet qui va continuer à exister en parallèle de celui-ci et qui est le site officiel de la "confraria do vinho frances"
Allez y jeter un oeil et apportez votre contribution!!!
cliquez ici!!!
www.vinho-frances.com

Par ronan - Communauté : Brésil
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Samedi 9 août 2008
 

Que boit on au Brésil??

 

Première partie : que boit on sans alcool??

 

Alors bien sûr au Brésil on boit parfois de l'eau mais c'est assez rare..ce qu'on boit de merveilleux ce sont des jus de fruits frais délicieux...de nombreux magasins « spécialisés » en font ils vous montrent leurs beaux fruits frais et la machine qui va les broyer seuls ou mélangés..avec de l'eau ou sans et avec ou sans sucre (moi je dis en général « avec peu de sucre s'il vous plait »). Ils sont énormes, ils font environ 35 cl...et constituent un dessert, un goûter, un apéritif...bref un vrai moment de bonheur...Ces jus de fruits sont disponibles dans de nombreux endroits, bars (barzinhos), restaurants, avec moins de choix...Vous pouvez aussi commander la même chose avec du lait je crois qu'on dit « vitaminas » dans ce cas là ...mais si je dis une bétise vous pouvez rectifier..

 

Bien sûr il y a aussi l' « agua de coco » que nous appelons en France le lait de coco...il est vendu en « frais » les noix de cocos grosses et vertes un coup de machette, un trou deux pailles dedans et voilà....vous êtes équipé pour marcher le long de la mer avec votre noix de coco..il est vendu aussi en canette de métal..

 

Et enfin, pour ce premier article de ce qu'on boit sans alcool au Brésil je voulais parler d'une madeleine, de quelque chose dont on a « saudades » une fois rentré à paris : le Guarana....C'est un soda finalement au goût de caramel très sucré (autant que le coca) et qui contient de la guarana une sorte de cerise frippée symbole de l'énergie du Brésil (en France on en fait même des pillules maintenant...rire) ce fruit est fétiche des indiens d'amazonie d'où il provient. Je dois dire que j'en prends dès le premier passage de l'hotesse dans l'avion...pour marquer mon arrivée...ça ressemble pour ceux qui s'en souviennent à une sorte de limonade comme « canada dry »...et j'ai toujours un peu de sirop à la maison...

Par ronan - Communauté : Brésil
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Jeudi 7 août 2008

article sur boursorama du lundi 4-08-08, relayé par http://www.abc-latina.com/forum/viewtopic.php?id=6750

"Le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, a déclaré lundi qu'il espérait que le real cesse de s'apprécier face au dollar --de plus de 14% déjà cette année-- et que la monnaie brésilienne atteigne un taux "plus souhaitable".

"Nous espérons que le real cesse de se valoriser. Il doit réagir et s'acheminer vers des niveaux plus souhaitables", a dit le ministre au cours d'un séminaire économique à Sao Paulo.

Vendredi dernier, le real a clôturé à 1,55 unités pour un dollar, son taux le plus élevé depuis janvier 1999.

M. Mantega a reconnu qu'il y avait "une exagération" dans l'appréciation de la devise brésilienne qui cumule une hausse de plus de 124% depuis l'arrivée au pouvoir du président Luiz Inacio Lula da Silva en janvier 2003.

Il a rappelé néanmoins que la valoristation du real avait permis de contrôler l'inflation>.

"Je crois que nous sommes arrivés à la limite et si la valorisation du real se poursuit, les comptes extérieurs vont tomber dans l'abîme", a comparé le ministre.

Le Brésil a enregistré un déficit record de la balance brésilienne des transactions courantes, avec un montant négatif de 17,4 milliards de dollars, au cours des six premiers mois de l'année, a indiqué la Banque centrale (BC), la semaine dernière.

En juin, le déficit s'était élevé à 2,5 milliards de dollars et en juillet il devrait atteindre 2,8 milliards, a indiqué le chef du département économique de la BC, Altamir Lopes.

La BC prévoit un déficit de 21 milliards de dollars en 2008, ce qui équivaut à 1,5% du PIB.

Le dernier déficit des comptes courants remonte à 2002, avec un montant négatif de 7,6 milliards de dollars (soit 1,5% du PIB à l'époque)."

Pour nous européens qui nous plaignons de notre Euro fort...imaginons que le réal a gagné plus de 40 % par rapport à l'Euro en 6 ans... Le Brésil qui (je crois ) a remboursé toutes ses dettes aux organisations internationales a peut être intéret à arréter de valoriser sa monnaie...

Par ronan - Communauté : Brésil
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Mercredi 6 août 2008
Ce n'est pas parce que je m'efforce...avec il est vrai beaucoup de mal et d'imperfections... d'apprendre le portugais, que je ne défends pas avec ardeur la belle langue française...elles sont si proches...c'est certainement ce que Saint Exupéry s'est dit quand il est arrivé pour la première fois à Floripa à la fin des années 1920...regardez ce que j'ai trouvé dans le dédale du net :

"Les voyages du Petit Prince De Florianópolis, au Brésil, où Saint-Exupéry faisait escale en avion, à Bethléem, en Palestine, où l’école du Petit Prince vient de voir le jour… on continue de s’apprivoiser en français
.

 Mai-juin 2008 - N°357
Le français dans le monde est la revue de la fédération internationale des professeurs de français. Tous les deux mois, elle vous propose une centaine de pages d'articles, de conseils et de fiches pédagogiques sur le thème de l'enseignement du français langue étrangère. Les étudiants, les personnels des alliances françaises et les membres des associations de professeurs de français bénéficient de tarifs réduits.


Saint-Ex, un petit prince à Florianópolis

Soixante-quatre ans après la publication du Petit Prince (New York), Mônica Cristina Corrêa, chercheuse dans le domaine des relations littéraires franco-brésiliennes, a ouvert, en novembre 2007, un espace d’exposition sur la vie et l’oeuvre d’Antoine de Saint-Exupéry à Florianópolis (Brésil). Car, nous raconte-t-elle, « Saint-Ex », qui conduisait alors les avions de l’Aéropostale, y a laissé des traces. Dans Vol de Nuit, il évoque cette escale. Avec un des pêcheurs, M. Deca, qui jouait de l’accordéon, le pilote chassait le canard et dégustait le typique « pirão ». Lorsque Saint- Ex atterrissait à Florianópolis, on allait avertir M. Deca : « Votre ami, Zé Perri, est là ». Ainsi, ont surgi dans cette région des noms influencés par Saint-Ex, comme « Campeche », nom donné à l’ile face à la plage et au quartier de l’aérodrome. On suppose que les pilotes français parlaient de « camp de pêche »...Au Campeche, un monument a été érigé à la mémoire de Saint-Ex et des pilotes français. Une très jolie auberge a été baptisée « Zeperri » ; une avenue, à côté, porte le nom de « Pequeno Príncipe ». Un film documentaire des élèves de l’université Unisul, Zé Perri no Campeche, a été réalisé et primé. Getúlio Manoel Inácio, pêcheur et musicien, a mis en oeuvre la récupération de la mémoire de cette curieuse et belle amitié. Le résultat est un petit livre bilingue (portugais-français) édité pour la deuxième fois. La simplicité et le désir de communication avaient donc rapproché ces hommes de cultures et de langues différentes, selon l’idée que l’essentiel est invisible pour les yeux. Leur amitié méritait d’être remémorée.Pour visiter l’espace Zeperri, rendez-vous sur www.zeperri.com.br ou Av. Campeche, 1.150, Florianópolis, Brasil.
Mônica Cristina Corrêa

Une école maternelle française à Bethléem

L’école du Petit Prince de Bethléem est la première école maternelle française en Palestine. Elle a pour mission d’aider chaque enfant à conquérir, à son rythme, son autonomie par le plaisir de l’action et du jeu. En trois ans, l’enfant aborde le langage, le « vivre ensemble », l’expression corporelle, la découverte du monde, et enrichit son imagination par la création. La matinée commence par un temps d’accueil autour de jeux libres, de chansons. Puis viennent le travail sur table, la numération, le graphisme, le langage écrit. Ensuite c’est l’heure du sport, pour danser, courir, jouer, faire des rondes… jusqu’au gouter du matin. Une fois ce dernier englouti, c’est le temps récréatif : balançoire, cheval à bascule, ballon. De retour dans l’école, c’est la lecture d’un livre au vocabulaire épuré avec beaucoup de théâtralisation. Après cela, vient le temps de la peinture. La journée se finit après le repas de midi, suivi d’un petit temps de jeu.
Jacques Neno"
Par ronan
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Dimanche 3 août 2008
Les brésiliens sont très nombreux en ce moment dans la capitale de la France...évidemment ceux qui viennent là font partie des plus riches du pays....même s'ils font aussi de gros efforts pour faire "le" voyage...celui qui montre justement qu'ils ont les moyens, qu'ils peuvent....c'est un peu plus facile parce qu'en 4 ans leur monnaie a gagné 40 % par rapport à l'euro et 100% sur le dollar..Mais ce qui frappe c'est leur fascination pour notre mode de vie ici en Europe....Une amie a surpris une conversation ce matin dans le métro : "tu vois si on habitait ici on pourrait aller au Louvre le week-end, boire un verre à Saint Germain des Prés... quel luxe!!! "Forcément on a l'impression que l'herbe est toujours plus verte ailleurs...ils oublient que eux ont des résidences secondaires à la plage, qu'ils ont des loisirs aussi, que les légumes sont 6 à 10 fois moins chers au Brésil, que les gens sont beaucoup moins amicaux et chaleureux ici...ils oublient aussi que les parisiens et encore moins les banlieusards ne passent pas leur temps à aller au Louvre ou à boire un demi à 6 euros à Saint Germain...
Mais en même temps nous sommes fiers que vous trouviez notre Paris aussi beau, aussi charmant...chacun sa richesse....partageons là...
Par ronan - Communauté : Brésil
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Jeudi 31 juillet 2008

Emotion parmi les brasilophiles : Gilberto Gil démissionne de son poste de ministre de la culture..  

 

Bonne nouvelle il continue de chanter, et à 66 ans il va encore, je l’espère, créer de nouvelles chansons et rythmes..

 "Gil a fait une rechute parce qu'il voulait redevenir un grand artiste, il est retourné vers sa priorité, vers ce qu'il y a de plus important", a déclaré Lula un peu avant leur réunion, arguant que le pays ne pouvait pas se passer de la musique de ce grand chanteur, dont la discographie est forte de 40 albums

Gilberto Gil est né en 1942, dans l'Etat de Bahia, berceau d'autres grands musiciens brésiliens tels que le pionnier de la bossa nova Joao Gilberto ou encore Caetano Veloso, Gal Costa et Maria Bethania

"Il existe de nombreuses façons de faire de la musique. Je les préfère toutes", avait déclaré non sans humour le musicien qui se qualifie de "tropicaliste".
  
Le secrétaire exécutif du ministère, Juca Ferreira, assumera sa succession, a ajouté Gilberto Gil

Vous remarquerez derrière GG les dessins de Oscar Niemeyer....
Par ronan - Communauté : Brésil
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Lundi 28 juillet 2008
En dehors du fait qu'à Paris les gens se promènent souvent avec des t shirts aux couleurs du Brésil, le Brésil est cette année très à la mode : les havaianas sont un succès planétaire, la caipirinha est branchée dans les endroits à la mode...mais même renault a fait ses photos de présentation de la nouvelle Sandero au Brésil et plus précisément (à mon avis) à Florianopolis...(vous savez cette île magique)...
Floripa ou pas??
Si vous pensez que ces photos (du dossier de presse Renault) ont été prises ailleurs... N'hésitez pas à me le dire...Le dossier de presse a récemment été complété par des photos prises sur le sacré coeur à Paris..
Par ronan
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